Stratégies pour assurer la croissance maximale de votre REER
Les cotisations à votre régime enregistré
d'épargne-retraite (REER) et les économies d'impôt qui
en découlent ne sont que la première étape en vue
d'assurer la croissance maximale de votre REER. La présente
section vous présente des stratégies qui peuvent
contribuer à maximiser votre REER :
Cotiser à votre REER tôt dans
l'année
L'immense majorité des Canadiens versent leur cotisation à
la fin de l'année d'imposition. En versant votre cotisation REER au
début de l'année (au début de 2006 pour
l'année d'imposition 2006 plutôt qu'au début de 2007)
ou en versant des cotisations mensuelles régulières,
vous pourrez constituer un REER nettement plus important. Cela
est attribuable aux années supplémentaires de croissance
composée qui résultent du fait de verser vos cotisations plus
tôt dans l'année.
REER de conjoint
L'une des méthodes les plus efficaces de fractionnement du
revenu entre conjoints consiste à cotiser à un REER de
conjoint. Cette stratégie vise à permettre aux deux conjoints
de toucher des revenus similaires, qui seront imposés à des
taux similaires à la retraite. Avant de constituer un REER
de conjoint, le couple doit estimer ses revenus de retraite prévus.
S'il est probable que le revenu de retraite de l'un des conjoints sera considérablement plus faible que celui de l'autre, les cotisations à un REER de conjoint devraient être envisagées.
Le conjoint qui verse une cotisation au REER de conjoint déduit la cotisation de sa déclaration de revenus, alors que la cotisation est déposée dans le REER de l'autre conjoint.
Emprunts pour verser une cotisation REER
Vous pourrez déduire des frais d'intérêt de votre revenu imposable si vous empruntez pour investir à l'extérieur de votre REER, mais pas pour verser une cotisation dans votre REER. La décision d'emprunter ou non est compliquée par le fait que vous pouvez reporter vos droits de cotisation inutilisés à une année ultérieure où vous disposerez des fonds nécessaires. S'il est vrai que le report de votre cotisation vous évitera les coûts d'emprunt, vous devrez cependant renoncer à la croissance avec report d'impôt. En général, si vous prévoyez être en mesure de rembourser un prêt pour REER en moins d'un an, cette stratégie devrait être avantageuse. Utilisez les économies d'impôt résultant de vos cotisations pour rembourser votre prêt pour REER.
Choisir le bon moment pour déduire votre cotisation REER
Bien qu'il soit recommandé de verser votre cotisation REER annuellement, vous pouvez choisir de reporter la déduction connexe à une année d'imposition subséquente. Si votre revenu a tendance à varier d'une année à l'autre, il peut être avantageux de reporter la déduction fiscale à une année où votre revenu - et votre taux d'imposition - sera beaucoup plus élevé. Cette stratégie repousse l'économie d'impôt, mais vous fait profiter de la croissance de votre cotisation avec report d'impôt.
Pour illustrer les avantages de cette stratégie, supposons que votre taux marginal d'imposition est de 25 %, mais qu'il passera à 40 % l'an prochain en raison d'une hausse de revenu prévue. En versant une cotisation de 10 000 $ que vous déduiriez de votre revenu imposable cette année, vous feriez une économie d'impôt de 2 500 $. En attendant l'an prochain pour la déduire, vous obtiendriez une économie d'impôt de 4 000 $.
Fixer un objectif
Comme beaucoup de Canadiens, vous vous efforcez probablement d'épargner autant que possible dans votre REER chaque année. Vous devez cependant vous poser la question suivante : « Est-ce que cela sera suffisant ? ». Avant de pouvoir répondre à cette question, vous devez déterminer le niveau de vie que vous désirez avoir à votre retraite. La fixation de cet objectif vous permettra d'établir un montant cible d'épargne REER. C'est le seul moyen que vous avez de mesurer votre progression et de juger à quel moment votre épargne sera réellement suffisante.
En règle générale, pour chaque tranche de 10 000 $ de revenu de retraite avant impôt, vous devez accumuler un actif REER de 150 000 $ d'ici l'année de votre départ à la retraite. Cela suppose que votre espérance de vie à la retraite est de 25 ans, que votre revenu augmente à un taux de 3 % par an pour suivre l'inflation, et que le taux de croissance de vos placements est de 8 %.
Passez à l'étape suivante…parlez à
un conseiller.
Pour obtenir de l'aide afin de déterminer si vous êtes sur la bonne voie, veuillez communiquer avec un conseiller. Ou encore, demandez à un conseiller de communiquer avec vous.
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